Ferveur, 1902· Fumées
Bêtes
A travers branches et gouttièresExécutant leurs entrechats,Nous écoutons huer les chatsLe long de nos nuits coutumières.
Tout à coup, du fond d’un lointain,Chante clair un coq noctambuleQuand la lune, au bout du jardin,Mêle aux arbres sa folle bulle.
Mais plus loin, sur un rythme égal,A même la Cité profonde,Bat, à grands coups, le cœur du mondeComme celui d’un animal.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a gouttières / coutumières féminineb entrechats / chats masculinea lointain / jardin masculineb noctambule / bulle fémininea égal / animal masculineb profonde / monde féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources