Ferveur, 1902· Fumées
Chanson
Avant l’heure où la nuit est noire,Tout au bout des soirs inouïs,Les couchants nous font toujours croireA de miraculeux pays.
Nos cœurs leurrés et pleins de fableChantent l’instant enfin venuDe gonfler la voile ineffableQui mène à ce monde inconnu.
Allons vers la joie et la gloire !La terre est pleine de malheurs :Partons ! Partons !… O pleurs ! pleurs ! pleurs !Restons ici, la nuit est noire…
Versification
- Forme
- Rondel
- Rimes
- None
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- 1 noire / croire féminine2 inouïs / pays masculine3 fable / ineffable féminine4 venu / inconnu masculine1 gloire / noire féminine5 malheurs / pleurs masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources