Ferveur, 1902· Poèmes terrestres
Cinquième Décembrale
Le ciel mouvementé‖ s’échevèle et s’enfuitSur le coin d’une lune‖ amoindrie et sournoise ;Les arbres dans le vent‖ semblent se chercher noise :Je cours. Ma bouche boit‖ et mange de la nuit.
Un marronnier retient‖ ce ciel fou qu’il écorcheDe tous ses bras crochus‖ et ruisselants d’hiver :Il fait clair ! Il fait noir !‖ Il fait noir ! Il fait clair !Mon âme dans la nuit‖ brûle comme une torche…
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a s’enfuit / nuit masculineb sournoise / noise fémininea écorche / torche féminineb d’hiver / clair masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources