Ferveur, 1902· Poèmes terrestres
Quatrième Décembrale
Puisqu’il vient à passer,‖ sur l’horreur décembraleDu dehors, ce frisson‖ de tiédeur anormale,Je hanterai tes troncs‖ épais comme des tours,Jardin crochu, jardin‖ trempé des mauvais jours,Où chaque rameau noir‖ allonge un tentaculePour retenir encor le fuyant crépuscule !Tout ce coucher, captif‖ des arbres frémissantsJe le posséderai‖ jusqu’au fond de mes sens,Et que t’importe, alors,‖ ô ma soif éperdueDe vivre, si, dans l’air‖ qui passe, répandue,L’odeur morne d’un coin‖ fraîchement labouréMonte à moi tout à coup‖ comme un « dies iræ » ?
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a décembrale / anormale féminineb tours / jours masculinea tentacule / crépuscule féminineb frémissants / sens masculinea éperdue / répandue féminineb labouré / iræ masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources