Ferveur, 1902· Prones I
Mondains
Au Comte Robert De Montesquiou.
Je ne dois nulle joie,‖ heures empanachées,Au sourire fardé‖ de votre bouche en cœur.Vous ne fûtes pour moi‖ qu’une mauvaise fleurPar qui mon ironie‖ eut des larmes cachées.
Il ne vient rien de bon‖ que des sincéritésQu’on trouve dans un coin‖ obscur des pauvres âmes,Que des bougres sans nom‖ et que des bonnes femmesPleurant bien leurs chagrins,‖ riant bien leur gaîtés.
Boues, masques, ô plaisirs‖ que rien en moi n’approuve !Quand je passe tranquille‖ et droite parmi vous,Mon âme vous regards,‖ à travers mes yeux doux,Sauvagement et sans‖ pitié, comme une louve.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a empanachées / cachées féminineb cœur / fleur masculinea sincérités / gaîtés masculineb âmes / femmes fémininea n’approuve / louve féminineb vous / doux masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Ferveur, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1902· numérisation poesies.net· Sources