Horizons, 1905· De moi-même
Fatigue
J’écoute au loin gronder‖ la nuit noire et le vent…Je voudrais n’être plus‖ ce furieux amant,Ce sombre et dur penseur ;‖ n’être rien qu’une femme,— Sans tout ce halètement de l’âme, —Qui aime, sourit et rêve simplement.
Quand tiendrai-je ma tête‖ entre mes mains tranquillesSans la sentir‖ éclater d’orgueil,De révolte ou d’épouvante,Sans la sentir plus lourde‖ à porter qu’une ville ?
J’écoute au loin gronder‖ la nuit noire et le vent…— Ah ! ne plus rien savoir‖ de ce cœur décevant,M’arracher du Souci,‖ du Songe, du Baiser,Me reposer ! Me reposer !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(aabba) 1(aabb)
- Mètre
- Alexandrins et ennéasyllabes (8 de 12, 2 de 9, 1 de 7, 1 de 8, 1 de 11)· profil 6+6, 4÷5, (7), (8), (11)
- Strophes
- 1 quintil, 1 quatrain
- Mots à la rime
- a vent / amant masculineb femme / l’âme fémininea simplement / vent / décevant masculineb Baiser / reposer masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources