Horizons, 1905· De moi-même
Gémissement
De toujours s’adosser‖ en route dans les coins,Pâle tout à coup, se mordant les poingsA se demander ce qu’on estSans pouvoir discerner‖ le beau d’avec le laidAu fond du perplexe soi-même,
De sentir qu’on se hait‖ et cependant qu’on s’aime ;
De gravir l’abrupt flanc‖ de sa propre hauteurPour aussitôt rouler‖ jusqu’aux yeux, jusqu’au cœur,Au plus bas de la profondeurFacile de son propre gouffre,
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 4[aa] 1[aaa]
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (5 de 8, 5 de 12, 1 de 10)· profil 8, 6+6
- Mots à la rime
- a coins / poings masculinea est / laid masculinea soi-même / s’aime fémininea hauteur / cœur / profondeur masculinea gouffre / souffre féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources