Horizons, 1905· Le long des jardins et de l’eau
Septembre
La verdure jaunit‖ comme quelqu’un grisonne,Voici venir ma belle automne.
Elle entre déjà toute‖ en mon cœur qui l’attend :Je l’aime tant ! Je l’aime tant !…
Oh ! combien la venue‖ est encore lointaineDe ma future quarantaine !
C’est alors que, pareille‖ à sa tristesse d’or,Je l’épouserai plus encor.
En moi, comme un fruit mûr‖ à la branche qui plie,Pèsera mon âme accomplie,
Ma sève aura fini‖ sa joie et ses efforts ;Et, tous mes rêves étant morts,
Je ne marcherai plus‖ ainsi qu’une étrangèreDans les feuilles sèches légères…
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 7(aa)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (7 de 8, 7 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 7 distiques
- Mots à la rime
- a grisonne / automne fémininea l’attend / tant masculinea lointaine / quarantaine fémininea d’or / encor masculinea plie / accomplie fémininea efforts / morts masculinea étrangère / légères féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources