Horizons, 1905· △
Vertige
Au milieu des‖ Figures colossalesOù demeurent les quatre‖ horizonsÉternellement‖ indéfinis des sables,Je passe toute seule‖ et je perds la raison.
Sphinx ! Sphinx ! je viens à vous ;‖ je suis toute petite ;En me haussant,‖ je n’atteins pas vos griffes ;Votre ombre est grande autour‖ de vous comme la nuit…Pourquoi mon cœur‖ sent-il que tout lui nuitHors d’ici, hors d’ici,‖ dans la vie et l’ennui ?
Pourquoi veux-je‖ allonger mes vertèbresDans les sarcophages de bois,Mourir debout dans ceux qu’on voitDressant dans les recoins‖ leur grand œuf funèbre ?
Ah ! je suis dans la mort,‖ je suis ici chez moi :La Déesse est‖ assise entre les griffes !La Déesse est couchée‖ au fond des sarcophages !La Déesse est sur tous‖ les éternels visages !Elle circule,‖ elle palpite,‖ je la sens…
Versification
- Mètre
- Vers de 12, 10, 8, 9 et 11 syllabes (9 de 12, 4 de 10, 2 de 8, 2 de 9, 2 de 11)· profil 8, 4−6, 3=6, 5=6, 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
19 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Horizons, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1905· Sources