La figure de proue, 1908· Au port
Déclaration
Moi qui viens des gens que tu parquesEntre ton port et ton clocher,Qui pourra jamais arracherMon cœur de toi, ville des barques ?
De jour et de nuit, combien j’aimeLes voir gagner les horizons,A la fois oiseaux et poissons.Ces barques que le vent essaime !
Honfleur, ô ,ma ville, ô ma barque.Au pays froid, au pays chaud.Je porte dans l’âme la marqueDe tes voiles rudes : H. O.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a parques / barques féminineb clocher / arracher masculinea j’aime / essaime féminineb horizons / poissons masculinea barque / marque féminineb chaud / O masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources