La figure de proue, 1908· Premier islam
Errement
Ayant à la tempe‖ une fleur d’asphodèleEt l’antiquité‖ au fond de mon esprit,Je rôde le long‖ de la mer immortelleDont, nue au soleil,‖ la déesse naquit.
Je plonge mes mains‖ dans la vague latineToute creuse encor‖ d’avoir conçu des dieux,Et regarde au loin‖ les eaux boire les cieuxAfin d’en nourrir‖ leur couleur intestine.
Je vais seule ainsi,‖ tremblante sur le bord,Redoutant, au cœur‖ d’algues ébouriffées,De rencontrer, un soir‖ d’orage, le trésorDe la tête charmante‖ et terrible d’Orphée…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab) 1(abba)
- Mètre
- Hendécasyllabes et alexandrins (10 de 11, 2 de 12)· profil 5+6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a d’asphodèle / immortelle féminineb esprit / naquit masculinea latine / intestine féminineb dieux / cieux masculinea bord / trésor masculineb ébouriffées / d’Orphée féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources