La figure de proue, 1908· Poèmes oranais et kabyles
Mansourta
Je garde en ma pensée‖ et je n’oublierai pointUne grotte marine,‖ où, debout, haut la tête,Je regardais s’ouvrir‖ et se fermer de loinLes mâchoires de la tempête.
Comme en un coquillage‖ immense où se cacher.Toute seule j’entrais‖ furtivement en elle.L’eau souterraine y sculpte‖ à même le rocherDes cathédrales naturelles.
Au plus profond des creux‖ d’architecture et d’eau.Ai-je cru voir ou vu,‖ de mes yeux, la sirènePorter les bleus joyaux‖ marins comme un fardeauSur sa chair lisse de murène ?
Que sais-je ?… Par respect‖ je n’ai pas effaréCelle dont le secret‖ dans les trous d’eau se couche,Et je n’ai pas connu‖ son peureux corps doréNi le goût d’huître de sa bouche…
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (12 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a point / loin masculineb tête / tempête fémininea cacher / rocher masculineb elle / naturelles fémininea d’eau / fardeau masculineb sirène / murène fémininea effaré / doré masculineb couche / bouche féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources