La figure de proue, 1908· Au port
Troisième Octobrale
Ce soir, je n’ai besoin‖ des femmes ni des hommesPour que mon difficile cœur‖ se sente bien.A travers mon pays‖ Octobre sent les pommes,Et, passionnément,‖ je possède mon bien.
Je ne veux rien déplus.‖ La simple et bonne routeQui s’en va par les champs‖ récoltés, le croissantQui monte à l’horizon‖ du rouge soir puissantEt quelques vieux pommiers‖ tordus, me prennent toute.
Je te mords, mon pays,‖ à même, ô pain doré !Ma soif boit la belle eau‖ qui court dans ta vallée.Je sens toute mon âme‖ ivre, heureuse, comblée,Se rouler sur la terre‖ où je retournerai.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abab) 2(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a hommes / pommes fémininea route / toute féminineb croissant / puissant masculinea doré / retournerai masculineb vallée / comblée féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La Figure de Proue, Paris, Fasquelle, 1908· numérisation archive.org· Sources