Les sept douleurs d’octobre, 1930· VIII Bonheurs
Coup d’œil
Il sort de l’estuaire‖ un grand nuage fou.Le vent le pousse on ne sait où.Il semble plus grand que la ville.
Son ombre gigantesque‖ au loin dessine une îleSur l’eau mourant dans les pâleursParmi le couchant en couleurs.
Cette création‖ soudaine de l’espaceQui paraît un moment et passeEnchante si bien mon esprit
Que tandis qu’à pas lents‖ je vais, ma bouche ritA cause de la belle imageQue font l’eau, l’ombre et le nuage.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (8 de 8, 4 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 4 distiques
- Mots à la rime
- a fou / où masculine, classiqueb ville / île féminine, classiquea pâleurs / couleurs masculine, classiqueb l’espace / passe féminine, classiquea esprit / rit masculine, classiqueb image / nuage féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources