Les sept douleurs d’octobre, 1930· II L’avenue
Hiver
J’ai revu ma logue avenueToute nue.Rien, rien sous les arbres sans vert,Que l’hiver.
Plus belles étaient les nuéesDénouéesDe s’accrocher dans leur essorAu bois mort.
Plus formidable la rempête,Cette fête,D’être seule à vivre en couleursSans les fleurs.
L’hiver m’a dit : « Dans mon domaine,Qui t’amène ?Que viens-tu faire dans la mort,Mer sans bord ? »
J’ai dit : « Je sens que sous ta mousseSèche, rousse,La primevère que l’on saitVa pousser.
Tu n’es pas la mort plénièreNi dernière.L’éternité, dans ton cœur noir,Crie : Espoir. »
Versification
- Forme
- 6 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 6(aabb)
- Mètre
- Trisyllabes et octosyllabes (12 de 3, 12 de 8)· profil 8, 3
- Strophes
- 6 quatrains
- Mots à la rime
- a avenue / nue féminine, classiqueb vert / l’hiver masculine, non classiquea nuées / Dénouées féminine, classiqueb essor / mort masculine, non classiquea rempête / fête féminine, classiqueb couleurs / fleurs masculine, classiquea domaine / t’amène féminine, classiqueb mort / bord masculine, classiquea mousse / rousse féminine, classiqueb sait / pousser masculine, classiquea plénière / dernière féminine, équivalenteb noir / Espoir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 1.2
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources