Les sept douleurs d’octobre, 1930· III Mai, joli mai !
Porte du printemps
Au charme du pré parfumé,Le quart d’une lune de MaiDans le ciel lisseJoint son déliceAu charme du pré parfumé.
Je marche entre ces deux espaces :Le ciel et le pré. Que de grâces !Ciel uni, préEnchevêtré.Je marche entre ces deux espaces.
L’air calme sent toutes le fleurs ;Les boutons d’or ont des lueurs ;Le couchant baisse,L’ombre progresse,L’air calme sent toutes le fleurs.
Un oiseau dernier va se taire.Le sommeil de toute la terreDescend iciDans ce pré-ci.Un oiseau dernier va se taire.
La grande porte du printempsSemble s’ouvrir à deux battants :Ce sont deux branchesLourdes et blanches,La grande porte du printemps !
Toute seule je l’ai passée.Je me croyais la fiancéeD’un pur espritQui chante et rit…Toute seule je l’ai passée.
Versification
- Forme
- 6 quintils (quintils)
- Rimes
- 6(aabba)
- Mètre
- Octosyllabes et tétrasyllabes (18 de 8, 12 de 4)· profil 8, 4
- Strophes
- 6 quintils
- Mots à la rime
- a parfumé / Mai masculine, équivalenteb lisse / délice féminine, classiquea espaces / grâces féminine, classiqueb pré / Enchevêtré masculine, classiquea fleurs / lueurs masculine, classiqueb baisse / progresse féminine, classiquea taire / terre féminine, classiqueb ici / pré-ci masculine, classiquea printemps / battants masculine, classiqueb branches / blanches féminine, classiquea passée / fiancée féminine, classiqueb esprit / rit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
30 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources