Les sept douleurs d’octobre, 1930· I L’automne
Tempête d’octobre
Pour remplacer partout‖ l’ancienne verdurePar on ne sait quel iodure,
Les feuilles mortes ont‖ de si belles couleursQu’on peut croire qu’il pleut des fleurs.
Le féroce chasseur‖ de la vieille balladeParcourt cette pourpre malade.
Taïaut ! C’est la tempête,‖ au fond du lointain d’or,Qui passe et qui sonne du cor.
Tout s’effeuille, se tord,‖ s’enfuit. La forêt bronche,Le vent immense arrache et jonche.
On dirait que plus rien‖ ne va rester deboutDans cette grande fin de tout.
Et l’on s’en va parmi‖ cette ivresse faroucheEn courant, en ouvrant la bouche,
Avec l’âpre désir,‖ dans ces tourbillons d’or,De voler comme eux à la mort.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 8(aa)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (8 de 8, 8 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 8 distiques
- Mots à la rime
- a verdure / iodure féminine, classiquea couleurs / fleurs masculine, classiquea ballade / malade féminine, classiquea d’or / cor masculine, classiquea bronche / jonche féminine, classiquea debout / tout masculine, classiquea farouche / bouche féminine, classiquea d’or / mort masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Sept douleurs d’Octobre, Paris, J. Ferenczi et fils, éditeurs, 1930· numérisation poesies.net· Sources