Mort et printemps, 1932
D’un soir
Dans le corps une âme de feu,Et plus rien de physique.J’ai cet amour de la musiqueOù pleure mon désir de Dieu.
Je vis fort bien sûr : je travaille,Mais ne sais trop pourquoi.Il n’est pas grand-chose qui vaille.Une âme de feu. Mais j’ai froid.
Impuissance ?… Oh ! Jouir ! Ou croire !Impuissance d’aimer…Quand vais-je donc, dans la nuit noire,Voir une lueur s’allumer ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 2(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et hexasyllabes (9 de 8, 3 de 6)· profil 8, 6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a feu / Dieu masculine, classiqueb physique / musique féminine, classiquea travaille / vaille féminine, classiqueb pourquoi / froid masculine, non classiquea croire / noire féminine, classiqueb d’aimer / s’allumer masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources