Mort et printemps, 1932
Le cri
Les morts passés, les morts futurs,C’est bien tout comme.Le plus solide de l’homme :Ses os, car ils sont durs
Nous disons nos morts, nos mortes…En véritéCroyons-nous que nos cohortesVont vivre une éternité ?
Demain nous serons semblablesA ces défunts.Pourquoi vivre ? Épouvantables,Attendent les cercueils bruns.
Cela valait-il la peineDe commencer ?Tant d’amour et tant de haineSont tout de suite au passé.
Quand la mort va me contraindreDans l’infini,Je lui crierai sans la craindre :— Pardon ! Je n’ai pas fini !
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 1(abba) 4(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes et tétrasyllabes (13 de 7, 5 de 4, 1 de 6, 1 de 8)· profil 4, 7, (8), (6)
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a futurs / durs masculine, classiqueb comme / l’homme féminine, classiquea mortes / cohortes féminine, classiqueb vérité / éternité masculine, classiquea semblables / Épouvantables féminine, classiqueb défunts / bruns masculine, classiquea peine / haine féminine, classiqueb commencer / passé masculine, non classiquea contraindre / craindre féminine, classiqueb l’infini / fini masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources