Mort et printemps, 1932· Jacqueline
IV. « Elle ne sait plus rien du monde »
Elle ne sait plus rien du mondeDans lequel elle se hâtait.Silence. Tout l’univers gronde.Elle, dans sa tombe profonde,Elle n’est que ce qu’elle étaitAvant de naître : Rien. J’essaieDe comprendre la vérité.Mais, Lancinant comme une plaie,Dans mon cœur à jamais hantéTout son souvenir est resté.
Puisqu’il y a cette mémoire,Elle échappe à la tombe noirePour survivre intégralement.On dit qu’elle est morte. Vraiment ?Au fond de son ombre éternelleC’est plutôt, implacablement,Nous tous qui sommes morts pour elle.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[abaab] 1[ababbccddede]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a monde / gronde / profonde féminine, classiqueb hâtait / était masculine, classiquea J’essaie / plaie féminine, classiqueb vérité / hanté / resté masculine, classiquec mémoire / noire féminine, classiqued intégralement / Vraiment / implacablement masculine, classiquee éternelle / elle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
17 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources