Mort et printemps, 1932
Évocations
Et puis quoi ?… Ce petit coin vertGorgé de fleurs, sentant la menthe,Et qu’un rond de soleil enchante,Lumineux comme un œil ouvert,
Chaque fois que j’y passe, un rêveRevenu du profond passéSe réveille en mon cœur lasséQue presque plus rien ne soulève.
Et je revois — qui me diraPourquoi cet étrange contraste ? —Les horizons du SaharaOcéan roux sans eau, si vaste.
Là, bien loin de mon printemps bleu,Que j’avais soif de ma province !Toute l’Afrique était de feu.J’étais ardente, jeune et mince.
Regretté-je cet autrefois ?Je n’en sais rien. La nostalgieElle-même est morte, je crois,Au fond de mon âme assagie.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abba) 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a vert / ouvert masculine, classiqueb menthe / enchante féminine, classiquea rêve / soulève féminine, classiqueb passé / lassé masculine, classiquea dira / Sahara masculine, classiqueb contraste / vaste féminine, classiquea bleu / feu masculine, classiqueb province / mince féminine, classiquea autrefois / crois masculine, classiqueb nostalgie / assagie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources