Mort et printemps, 1932· Jacqueline
XIV. « Tous les soirs, à l’heure où je vais dormir »
Tous les soirs, à l’heure‖ où je vais dormir,J’apprends la nouvelle.Morte ? Elle est morte, elle ?Et je clos mes yeux‖ comme pour mourir.
Dormir ?… C’est cela‖ que tu fais toi-même.Quel affreux sommeilSi loin du sommeilSi loin du soleil,Couchée à l’étroit‖ dans la nuit suprême !
J’apprends la nouvelle.‖ Elle est morte. Quoi ?— Oui, morte. Éternelle.Va — Dors ! Fais somme elle.— Et je clos mes yeux‖ pour être avec toi.
Versification
- Forme
- Quatrains
- Rimes
- 2(abba) 1(abbba)
- Mètre
- Pentasyllabes et décasyllabes (7 de 5, 6 de 10)· profil 5, 5+5
- Strophes
- 2 quatrains, 1 quintil
- Mots à la rime
- a dormir / mourir masculine, classiqueb nouvelle / elle féminine, classiquea toi-même / suprême féminine, classiqueb sommeil / soleil masculine, classiquea Quoi / toi masculine, classiqueb Éternelle / elle féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mort et printemps, Paris, Albert Messein, 1932· numérisation poesies.net· Sources