Occident, 1901· Paroles I· Trilogie du signe de croix
Le père
L’innomable, le seul,‖ l’éternel, l’AbsoluReste immuablement‖ le sommet et la baseDe l’être, n’attendant‖ nulle future phase,Pour qui le temps, jamais,‖ ne sera révolu.
Et, vers le grouillement‖ d’êtres qu’il a voulu,Mal vivant qui parmi‖ l’univers s’extravase,Il ne peut se pencher‖ que par une hypostaseQu’entrevoit seulement‖ quelque sublime élu.
Cependant que, sans fin,‖ la meute s’exaspèreDes foules qui, devant‖ cette énigme du Père,Hurlent de désespoir,‖ de doute et de terreur,
Et que les piétés‖ se taisent, infécondes,De crainte que l’appel‖ infime de leur cœurNe se perde à jamais‖ dans le remous des mondes.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a l’Absolu / révolu masculineb base / phase fémininea voulu / élu masculineb s’extravase / hypostase fémininec s’exaspère / Père féminined terreur / cœur masculinee infécondes / mondes féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources