Occident, 1901· Paroles I· Trilogie de la vie et de la mort
III. « Vieillesse vacillante et triste ou fin hâtive »
Vieillesse vacillante‖ et triste ou fin hâtive,L’une d’elles doit donc‖ m’atteindre sûrement,Et je me sens le cœur‖ pris d’épouvantementA songer qu’il faudra‖ que je meure ou je vive.
Fantômes dont chacun‖ à mon côté se rive,Ces deux destins me font‖ horreur également,Tous deux étant l’atroce‖ et lent dépouillementQui nous prend morts ou bien‖ à même la chair vive.
N’existe-t-il aucun‖ Refuge où s’échapper ?Nulle épaule où pleurer ?‖ nulle porte où frapperQuand le cœur est tordu‖ par la détresse noire ?
… Être et ne pas savoir‖ ce qu’on est ; ni pourquoiL’angoisse d’exister‖ quand le suprême effroi,Le Peut-être, est au bout‖ du chemin… Croire, oh croire !…
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a hâtive / vive féminineb sûrement / d’épouvantement masculinea rive / vive féminineb également / dépouillement masculinec s’échapper / frapper masculined noire / croire fémininee pourquoi / effroi masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources