Occident, 1901· Vespérales
Quatrième nocturne
Ta patience a lui‖ sur d’inouïs passés,Face morte et nocturne‖ au firmament qui saisLe mystère profond‖ des foules disparues,O lune des champs et des rues !
Et quand le ciel s’argente‖ à ton ascension,Notre âme où s’est levée‖ aussi ta plénitudeOuvre sur toi deux yeux‖ d’interrogationRonds d’angoisse et d’inquiétude,
Songeant ces regards-là‖ qui virent tes soirs purs,Et ceux-ci qui luiront‖ ta lumière mouillée,Alors que dormira‖ notre race oubliéeSous l’amas des siècles futurs.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 1(aabb) 1(abab) 1(abba)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (9 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a passés / sais masculineb disparues / rues fémininea ascension / d’interrogation masculineb plénitude / d’inquiétude fémininea purs / futurs masculineb mouillée / oubliée féminine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Occident, Paris, LA REVUE BLANCHE, 1901· numérisation poesies.net· Sources