Souffles de tempête, 1918· I L’automne a cheval
Colère
Je me sens parfois si sauvageSur mon chevalQue la rencontre d’un visageMe fait du mal.
Seule le long des routes vides,L’esprit béant,J’ouvre tout grands mes yeux avidesSur le néant.
Le vent du galop qui m’emporteAux lointains bleusTord la crinière et mes cheveuxDe même sorte.
O monde mourant d’anémie,Fuis mon chemin !Laisse-moi ! Je suis l’ennemieDu genre humain.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab) 1(abba)
- Mètre
- Tétrasyllabes et octosyllabes (8 de 4, 8 de 8)· profil 8, 4
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a sauvage / visage féminine, classiqueb cheval / mal masculine, classiquea vides / avides féminine, classiqueb béant / néant masculine, classiquea m’emporte / sorte féminine, classiqueb bleus / cheveux masculine, classiquea d’anémie / l’ennemie féminine, classiqueb chemin / humain masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.2· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources