Souffles de tempête, 1918· V Arrières-saisons
D’abord
Puisque voici les ors‖ de l’arrière-saison,Que les fenêtres soient‖ ouvertes, et les portes,Afin qu’avec le vent‖ les chères feuilles mortesPuissent entrer dans la maison
Laissez venir à moi‖ l’automne bienvenue.Elle est douce à mon front‖ pensivement penché.Les feuilles tourneront‖ sans bruit sur le plancherComme elles font dans l’avenue.
Je songe. Je me dis :‖ « A cette heure où mon nomEst, plus que je ne veux,‖ prononcé sur la terre,S’ils savaient à quel point‖ mon âme est solitaire,Ceux qui me portent haine ou non !
« S’ils savaient quel silence‖ au fond de ce tapage,Combien mon rêve est loin‖ de tout ce bruit qui ment,Et combien, seul avec‖ l’automne, je suis sageEt souris ironiquement… »
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba) 1(abab)
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (12 de 12, 4 de 8)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a l’arrière-saison / maison masculine, classiqueb portes / mortes féminine, classiquea bienvenue / l’avenue féminine, classiqueb penché / plancher masculine, non classiquea nom / non masculine, classiqueb terre / solitaire féminine, classiquea tapage / sage féminine, classiqueb ment / ironiquement masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.2· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources