Souffles de tempête, 1918· VII La guerre
Mes bonnes routes
Mes bonnes routes qui s’en vontAu bout de la campagne creuse,Que j’aime leur couleur poudreuseEntre les prés d’un vert profond !
Qu’avril fleurisse sur les choses,Parmi mes routes de toujours,Ou que les jours deviennent courtsSur leurs feuilles jaunes et roses,
Mes bonnes routes du passéDemeurent à jamais les mêmes,Et voire en des heures suprêmes,On croit que rien ne s’est passé
Mes bonnes routes, ligne claire,J’y vais promener ma douleur,Pour qu’elles disent à mon cœur :« Tu sais, il n’y a pas de guerre… »
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a vont / profond masculine, classiqueb creuse / poudreuse féminine, classiquea choses / roses féminine, classiqueb toujours / courts masculine, classiquea passé masculine, classiqueb mêmes / suprêmes féminine, classiquea claire / guerre féminine, classiqueb douleur / cœur masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources