Souffles de tempête, 1918· VII La guerre
Nocturne à paris
D’une douceur de velours noirMalgré la force de la pierre,C’est notre grand Louvre de guerreDebout sur Paris sans lumièreOù meurent les pourpres du soir.
Nous savons tout ce qui nous pèse,Les affres de ce grand moment,Pourtant, que passionnémentNous l’aimons, actuellement,Ce Paris du temps de Louis treize !
La nuit a repris sa couleur,Sa forme que plus rien n’encombre.Éteintes, les lunes sans nombre !Les passants se perdent dans l’ombre,Et la Seine est toute pâleur.
Après ces silhouettes noires,Cette Seine et ce Louvre-là,Que tout sera brillant et plat,Un jour, dans l’insolent éclatOù se fêteront nos victoires !
Versification
- Forme
- 4 quintils (quintils)
- Rimes
- 4(abbba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quintils
- Mots à la rime
- a noir / soir masculine, classiqueb pierre / guerre / lumière féminine, classiquea pèse / treize féminine, classiqueb moment / passionnément / actuellement masculine, classiquea couleur / pâleur masculine, classiqueb n’encombre / nombre / l’ombre féminine, classiquea noires / victoires féminine, classiqueb Louvre-là / plat / éclat masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources