Souffles de tempête, 1918· IV Chevaux de la mer
Nocturne
J’ai contemplé de loin‖ la mer électrisée,Toute de pâle feu.Je pouvais deviner‖ chaque vague friséeA son phosphore bleu.
Je voulais m’enfuir‖ dans la nuit orageuse,Devenir l’élément,Déferler et luire‖ avec la vague creuse,Impétueusement.
Pourtant je suis restée‖ assise à la fenêtreEt nul ne pouvait voirLe phosphore caché qui courait dans mon êtreAllumer mon œil noir.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Hexasyllabes et alexandrins (6 de 6, 6 de 12)· profil 6, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a électrisée / frisée féminine, classiqueb feu / bleu masculine, classiquea orageuse / creuse féminine, classiqueb l’élément / Impétueusement masculine, classiquea fenêtre / être féminine, classiqueb voir / noir masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources