Souffles de tempête, 1918· IV Chevaux de la mer
Promenades
Alors que nous longeons la grève,Au soir, j’écoute immensémentToutes les cavales du rêveGaloper avec ma jument.
Le soleil rouge et rond se coucheA l’horizon, au bout du flot,Et le vent, en passant sur l’eau,Met du sel jusque dans ma bouche.
Au rythme d’un souffle pareilVolent la crinière et l’écume.N’est-ce pas un cheval de brumeQue je pousse vers le soleil ?
Songeuse et sauvage amazoneÉgarée au pays amerDe l’eau bleue et du sable jaune,Je crois que je monte la mer.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 2(abab) 2(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a grève / rêve féminine, classiqueb immensément / jument masculine, classiquea couche / bouche féminine, classiqueb flot / l’eau masculine, non classiquea pareil / soleil masculine, classiqueb l’écume / brume féminine, classiquea amazone / jaune féminine, classiqueb amer / mer masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.5· écart moyen à la rime classique 0.6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources