Souffles de tempête, 1918· V Arrières-saisons
O mon dieu…
O mon dieu que je veux‖ appeler de ce nomFaute de rien connaître,Pourquoi donc m’avez-vous fait naîtreAvec ce cœur qui dit‖ à l’existence : Non !
Ne se pourra-t-il pas‖ enfin que je consenteA vivre comme on vit,A jouir de ce qui ravitLe monde, à n’être plus‖ cette éternelle absente ?
Si vanité, fortune,‖ haines, ambitions,Ces joujoux de la terre,Laissent mon cœur sans passions,Pourquoi crier ce cri‖ qui ne veut pas se taire ?
O nature, pourtant,‖ ô musique ! Mes yeuxPleurent de poésie.Toi que j’aime avec frénésie,Inconnu, Inconnu,‖ dis-moi ce que je veux !
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abba) 1(abab)
- Mètre
- Vers de 12, 6 et 8 syllabes (8 de 12, 4 de 6, 4 de 8)· profil 6, 8, 6=6
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a nom / Non masculine, classiqueb connaître / naître féminine, classiquea consente / absente féminine, classiqueb vit / ravit masculine, classiquea ambitions / passions masculine, classiqueb terre / taire féminine, classiquea yeux / veux masculine, classiqueb poésie / frénésie féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources