Souffles de tempête, 1918· V Arrières-saisons
Rondel
Je crois bien que j’ai dit adieuPour toujours aux êtres humains.Je crois bien que, de loin, mes mainsFont signe à leurs âmes de peu.
Le long de leurs mornes chemins,Je n’ai pas rencontré le dieu.Je crois bien que j’ai dit adieuPour toujours aux êtres humains.
Leurs torches n’ont pas pris mon feu,Ils n’ont pas senti mes jasmins.Je vais vivre mes lendemainsToute seule sous le ciel bleu.Je crois bien que j’ai dit adieu…
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba baAB abbaA
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- A adieu / peu masculine, classiqueB humains / mains masculine, classiqueb chemins / humains masculine, classiquea dieu / adieu masculine, classiquea feu / bleu / adieu masculine, classiqueb jasmins / lendemains masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Souffles de tempête, Paris, E. Fasquelle, 1918· numérisation poetesses.blog4ever.com· Sources