La verdure dorée, 1922
CXL. « Chambre d’hôtel morose et vide. Un œillet penche »
Chambre d’hôtel morose‖ et vide. Un œillet pencheEt touche le miroir‖ triste où tu contemplasTa gorge nue. EAU CHAUDE. EAU FROIDE. MM lesClients sont priés de‖ régler chaque dimanche.
C’est dimanche. Réglons‖ les comptes de ce cœur.Rideaux jaunes et noirs,‖ quel funèbre décor !
Tu n’es plus là. J’ai lu‖ Delille et l’AnnuaireDes Téléphones, pour‖ ne plus songer à tesSanglots ; mais je voyais‖ tes larmes et restaisDes heures, les yeux clos,‖ trop habile à me nuire,
À remuer ma peine‖ au lieu de l’endormirEt mâchant ma douleur‖ comme un fruit trop amer.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources