La verdure dorée, 1922
CXLI. « Soleil triste, mairie obscure, ô jours amers »
Soleil triste, mairie‖ obscure, ô jours amers !Un poulet bat de l’aile‖ et crie, et, sur les murs,Fades gravures : la‖ Herse, Cité LacustreOu Palafitte ; et, sur‖ la table, le registreDes mariages, deux‖ orvets empaillés, donsD’un anonyme et le‖ portrait des PrésidentsEt le cadastre avec‖ ses taches de bougie.Et cependant mon cœur‖ n’est plus qu’une élégie,Belle amie, et je songe‖ à vous qui n’êtes plusQu’une ombre chère,‖ un souvenir‖ où je me plaisEt qui m’attriste et, sur‖ mes jours, l’odeur des myrtesD’un vieil automne et le‖ parfum des roses mortes.Cheveux légers, chair douce‖ aux lèvres de l’amourEt qu’orgueilleux j’aimais‖ à regarder dormir,Vous ; et l’air tiède, avec‖ votre grâce apparueEt ma peine, balance‖ aux murs de la mairieDans une odeur de buis‖ et de trèfle incarnat,Grévy, ta redingote,‖ et ton habit, Carnot.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources