La verdure dorée, 1922
V. « Comme j’allais, couvert de la poussière du voyage »
Comme j’allais, couvert‖ de la poussière du voyage,Heurtant aux pierres mes sandales,Vous étiez au balcon‖ que les glycines automnalesEnguirlandent de leur feuillage.Et vous étiez‖ si calme parmi l’ombre,Votre visage était si purEn ce crépuscule d’octobre,Que je sentais sur mon épauleSe nouer un manteau d’azur,Et que, dans ma poitrine,‖ en secouant des étincelles,Mon cœur ivre battait des ailes.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Vers de 8 et 14 syllabes (7 de 8, 3 de 14, 1 de 10)· profil 8, 6+8, (4+6)
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources