La verdure dorée, 1922
XXVI. « Elle disait : Le bonheur vient on ne sait d’où »
Elle disait :‖ Le bonheur vient‖ on ne sait d’où.Bats le briquet‖ contre la mèche‖ d’amadouEt fume lentement‖ et regarde les bûchesRouges. Les heures sont‖ douces comme des cruchesEt tu les bois au bord‖ torride des chemins.L’amour est chaud‖ comme une pipe‖ au creux des mainsEt rien ne vaut pour la‖ tristesse familièreLa paisible maison‖ qu’environne un lierre.Il neige. Mets, ce soir,‖ tes pieds sur les chenets.Reste. Le feu jaillit‖ des gerbes de genêts.Reste-là, caressant‖ une large tulipe.Ton rêve s’éteindra‖ s’il neige dans ta pipe.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a d’où / d’amadou masculine, classiqueb bûches / cruches féminine, classiquea chemins / mains masculine, classiqueb familière / lierre féminine, classiquea chenets / genêts masculine, classiqueb tulipe / pipe féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources