La verdure dorée, 1922
XXVIII. « J’ai laissé de mon cœur tout le long du chemin »
J’ai laissé de mon cœur‖ tout le long du cheminComme les brebis de leur laine,Et j’espérais toujours‖ qu’un tiède lendemainM’ouvrirait une herbeuse plaine.
Et toujours sous mes pas‖ l’ortie et les galets ;Car c’est en vain que tu annonces,Après l’orage, Espoir,‖ les matins étoilés,Et la luzerne après les ronces.
Mais tu le sais, bélier‖ fourbu, qu’il faut marcherVers un but secret et suprême,Toi qui raillais la fin,‖ la route et le berger,Et le destin comme toi-même.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources