La verdure dorée, 1922
CIV. « Jardin mouillé, chantons encore ce poème »
A Charles-Henri Hirsch.
Jardin mouillé, chantons‖ encore ce poème.L’averse a secoué‖ la vigne et le troène,Et le soleil, dorant‖ le désastre des roses,Allume aux noisetiers‖ de vives émeraudes.L’air tiède et langoureux‖ qui souffle dans son fifreChasse vers le coteau‖ les nuages en cuivre.La pelouse scintille‖ à travers ma fenêtre.En robe blanche et bleue,‖ elle rit sous le cèdreEt trempe ses pieds nus‖ dans l’eau de la fontaine ;Puis elle ouvre, doux cœur,‖ ses ciseaux à dentelleEt sur le sable vert‖ près des tulipes jaunes,Guette les escargots‖ et leur coupe les cornes.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources