La verdure dorée, 1922
CVII. « La chaleur tout le jour a rougi le vignoble »
La chaleur tout le jour‖ a rougi le vignobleEt j’étais seul avec‖ ces tulipes d’octobreDans la chambre où jadis‖ chantèrent mille oiseaux.Je lève maintenant‖ le store de roseaux ;Le double volet vert‖ sur la muraille claque.Le soleil a plongé‖ dans le soir d’écarlateComme une abeille en or‖ dans un coquelicot ;Et la lune déjà,‖ comme un jaune escargot,A quitté la colline‖ et glisse au ciel d’automne.Ce n’est plus vous, vous qui‖ m’aimiez au premier tome,Hélas ! ce n’est plus vous,‖ cette nuit, qui viendrezAppuyer sur mes yeux‖ votre visage frais…Croyez que le mot frais‖ n’est pas là pour les rimes ;J’abandonne ces pirouettes‖ puériles(Qu’hier encore j’exécutais‖ ivre d’azurFacile) pour pleurer‖ avec tristesse surLes pauvres hommes que‖ nous sommes, si nous sommesCar il est dans mon cœur,‖ car il est dans les saulesUn oiseau de cristal‖ que j’écoute gémirSous l’ombre bleue,‖ un rossignol,‖ un souvenir…
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources