La verdure dorée, 1922
CVIII. « Nous nous taisons. Le vent balance »
Nous nous taisons. Le vent balanceLes deux saules sur l’abreuvoir ;Et je sais malgré ton silenceQue ce soir est le dernier soir.
Adieu. Les feuilles tombent. LuneCoutumière. Décor banal.Tourterelles, crépuscule. UneÉtoile, comme un point final.
Tu as la force de sourireEt dans mon cœur je reconnaisL’odeur des buis que l’on respireDans les jardins abandonnés.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a balance / silence féminine, classiqueb l’abreuvoir / soir masculine, classiquea Lune / Une féminine, classiqueb banal / final masculine, classiquea sourire / respire féminine, classiqueb reconnais / abandonnés masculine, équivalente
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources