La verdure dorée, 1922
LXVI. « Lève le nez, ferme ton livre et ton pupitre »
A Henri Martineau.
Lève le nez,‖ ferme ton livre‖ et ton pupitre.La flûte de cristal‖ à la bouche du pâtreModule sous les fleurs‖ nouvelles et les feuillesUn air grave qui fait‖ rougir les jeunes filles ;Et son souffle fervent,‖ magnifique et docileS’épanouit dans la‖ lumière universelle.Elle chante la joie‖ et les collines fraîches.Le cri des paons, le vert‖ des bois, le bruit des ruches,L’écarlate des liserons‖ sur les écorces,Le bleu du ciel, le bleu‖ des yeux, le bleu des sources ;Elle chante, elle vibre,‖ elle crie, ô nature,Elle te loue‖ et s’abandonne‖ à ton mystèreEt son âme n’est plus‖ qu’une phrase amoureuse.Elle vibre et soudain‖ trop ivre elle se briseEt, poussière immortelle,‖ au monde elle se mêle.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources