La verdure dorée, 1922
LXV. « Ni les roses, ni l’air morose que tu siffles »
A J. Aurélien Coulan.
Ni les roses, ni l’air‖ morose que tu sifflesSous les ifs en gardant‖ ces chèvres et ces bufflesAu crépuscule, vieux‖ berger, joueur de flûte,Sous la lune que frôle‖ un ibis insolite,
Ni le soir calme, ni‖ ces palmes immobiles,Ni les astres montant‖ comme de lentes bulles,Rien ne me distraira‖ de la source où se mireSon blanc visage au vert‖ de la fraîche ramure.
Et dussé-je mener‖ par les aubes allègresLe troupeau jaune et noir‖ des tigres et des zèbresOu cueillir sur les monts‖ la branche souveraine,
Que j’entendrais sa voix‖ douce sur les fanfaresEt que son souvenir‖ embaumerait mon rêveComme une rose à mes‖ couronnes triomphales.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources