La verdure dorée, 1922
XCVIII. « Mon Dieu, madame, il faut nous consoler »
Mon Dieu, madame, il faut‖ nous consolerSans faire des gestes tragiques,Sans déclamer et sans râlerSi le sort nous donne des gifles.
C’est un destin encore assezBanal qui nous désole‖ et nous sépare,Qui m’offre ses bouquets glacésEt qui vous fait amère et pâle.
Laissez le sabre à la cloisonEt l’aconit à l’officine,Car voyez-vous le fer‖ et le poisonC’est bien usé depuis Racine.
Hélas ! Pourquoi railler ainsiNos seules choses éternelles ?Et chavirant au noir souciJe pleure en écrivant‖ ces chansonnettes…
Versification
- Mètre
- Octosyllabes et décasyllabes (12 de 8, 4 de 10)· profil 8, 6+4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources