La verdure dorée, 1922
XCVII. « Six heures tombent de l’horloge »
Six heures tombent de l’horlogeComme six noix dans un chaudronDéjà le soir triste grelotteSous un lourd nuage marron.
Elle, naguère sous le sauleÀ cette heure elle souriait…Faudra-t-il que je me consoleDe son doux regard inquiet ?
Roses chaudes de sa jeunesse,Hélas ! j’en ai mal à mourir.Comme un colibri dans la neigeMon cœur se glace au souvenir.
Et ce soir morose d’automneDans le vieux jardin qu’elle aima,Il tombe d’un marronnier jauneDes feuilles sur mon panama.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources