La verdure dorée, 1922
LXXVIII. « Prends ton manteau. Suspends les plaintes éternelles »
Prends ton manteau. Suspends‖ les plaintes éternellesEt buvons la splendeur‖ des heures automnales,Car la pourpre des bois‖ environne le zèbreQui rue et trotte et mord‖ le feuillage et se cabre.C’est le nouvel octobre‖ et la sente où je marcheJe la foulais naguère‖ en brandissant la torcheQuand je voulais au sort‖ attacher des entravesEt nouer à l’azur‖ les roses de mes rêves.Et nous nous oublierons‖ et que notre cœur saigneEn regardant glisser‖ la souplesse d’un cygneEt nous contemplerons,‖ dédaigneux des clepsydres,Les paons de cuivre bleu‖ dans le bronze des cèdres.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources