La verdure dorée, 1922
CXVIII. « Puisque je suis assis sous ce pin vert et sombre »
Puisque je suis assis‖ sous ce pin vert et sombreQui domine au soleil‖ les tumultes marins,Ô Muse, apporte-moi‖ les syllabes de l’ombrePour rimer au premier‖ de ces alexandrins.
Je sais que tout est vain ;‖ je sais que tout est graveEt je sais que mes vers‖ tu ne les entendras,Amie aux beaux cheveux‖ qui rêves dans mes bras,Cependant que le bleu‖ s’argente sur la rive.
Pour toi ne faudrait-il‖ chanter comme certainsLes sérénades à‖ Grenade, les œilladesEt les baignades sans‖ noyade des naïades,L’échelle au clair de lune‖ et l’amour au printemps ?
Mais tu dors ; langoureuse‖ et lasse tu reposes,Les cheveux caressés‖ par le vent de la mer ;Mais tu dors et ta main‖ laisse glisser des rosesSur le sable stérile‖ et dans mon cœur amer.
Versification
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources