La verdure dorée, 1922
CXII. « Rouges coquelicots que le soir amoncelle »
Rouges coquelicots‖ que le soir amoncelle,Nuages, vais-je encor‖ donner ma voix à celleQui sur mon désespoir‖ pose ses escarpinsEt dédaigne mes vers‖ et les ciels que je peins ?Des cygnes au lavoir‖ glissent comme des strophes ;Le paysage dort‖ sous de jaunes étoilesEt le ruisseau d’eau froide‖ où je trempe la mainReflète les ormeaux‖ qui bordent le chemin,Les osiers gris et verts‖ et les feuillages roses.Je veux la voir pleurer‖ devant ces simples choses.Palpiter, et goûter‖ la secrète beautéDe ce pré qui bleuit,‖ de ce saule argentéQui tremble, de ce soir‖ sur la molle valléeOù monte au ciel désert‖ une lune exilée.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La verdure dorée, Paris, ÉDITIONS ÉMILE-PAUL FRÈRES, 1908· numérisation poesies.net· Sources