Les pleurs, 1833
Détachement
Yet, are there souls with whom my own would rest,
whom I might bless, with whom I might be blessed !
Combien il faut avoir souffert, pour être fatigué même de l’espérance !Pauline.
Il est des maux sans nom,‖ dont la morne amertumeChange en affreuses nuits‖ nos jours qu’elle consume.Se plaindre est impossible ;‖ on ne sait plus parler ;Les pleurs même du cœur‖ refusent de couler.On ne se souvient pas,‖ perdu dans le naufrage,De quel astre inclément‖ s’est échappé l’orage.Qu’importe ? Le malheur‖ s’est étendu partout ;Le passé n’est qu’une ombre,‖ et l’attente un dégoût.
C’est quand on a perdu‖ tout appui de soi-même ;C’est quand on n’aime plus,‖ que plus rien ne nous aime ;C’est quand on sent mourir‖ son regard attachéSur un bonheur lointain‖ qu’on a longtemps cherché,Créé pour nous peut-être !‖ et qu’indigne d’atteindre,On voit comme un rayon‖ trembler, fuir… et s’éteindre.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 4((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique, 1 sizain
- Mots à la rime
- a amertume / consume féminine, classiqueb parler / couler masculine, classiquea naufrage / l’orage féminine, classiqueb partout / dégoût masculine, classiquea soi-même / aime féminine, classiqueb attaché / cherché masculine, classiquec d’atteindre / s’éteindre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies complètes, Paris, Éditions du Trianon, 1931· Sources