Poésies inédites, 1860· Famille
La rose flamande
C’est là que j’ai vu‖ Rose Dassonville,Ce mouvant miroir‖ d’une rose au vent.Quand ses doux printemps‖ erraient par la ville,Ils embaumaient l’air‖ libre et triomphant.
Et chacun disait‖ en perçant la foule :« Quoi ! belle à ce point ?‖… Je veux voir aussi… »Et l’enfant passait‖ comme l’eau qui couleSans se demander :‖ « Qui voit-on ici ? »
Un souffle effeuilla‖ Rose Dassonville.Son logis cessa‖ de fleurir la ville,Et, triste aujourd’hui‖ comme le voilà,C’est là !
Rue de la Maison de Ville, a Douai.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab) 1(aabb)
- Mètre
- Décasyllabes surtout (11 de 10, 1 de 2)· profil 5+5, (2)
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a Dassonville / ville féminine, classiqueb vent / triomphant masculine, classiquea foule / coule féminine, classiqueb aussi / ici masculine, classiqueb voilà / là masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies Inédites, Genève, Impr. de J. Fick, 1860· numérisation archive.org· Sources